CockTail d’Amore – review

Non, je ne parlerai pas du Pitchfork.

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Samedi dernier, à une heure déjà bien tardive, je reçois un message me proposant de venir chroniquer la soirée Mercredi Production en l’honneur de CockTail d’Amore à la Gaîté Lyrique. Soirée déjà bien avancée, apéro bien entamé, me voilà partie pour une très longue nuitée, oublié le dimanche que je dois passer à la bibliothèque pour travailler sur un obscur devoir de sémiologie.

J’arrive relativement tard, le fumoir extérieur de la Gaîté est rempli, il n’y a pas de queue. Chic, je vais passer une soirée sans mourir écrasée par la foule. Accueillie par un court métrage qui tourne en boucle, j’y reconnais successivement Julia Sarr Jamois de I-D, puis la danseuse contemporaine Zhu Jiejing. Le ton est donné, les premières blogueuses mode sont d’ailleurs déjà là ; forcément, Levi’s est de la soirée dans le cadre de son partenariat avec Les Nuits de la Gaité. En faisant la queue pour déposer mon manteau, j’ai le plaisir de voir défiler les selfies pris au cours de la soirée avec les appareils mis à disposition par la marque. Chic ? Plus si sûr.

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La salle est majestueuse, Mlle Caro et Emmanuel Caurel sont aux platines, nous régalant d’un set bien construit sur lequel on ne peut s’empêcher de danser. Pourtant, l’endroit  n’est pas rempli, et les magnifiques projections lumineuses ne semblent intéresser que moi. Dans cette cathédrale de lumière arrive alors un groupe de performeurs : plumes, plateformes, et paillettes qui ne manquent pas de me rappeler les performances d’Igor Dewe à ma dernière Trou aux biches. En dépit de la musique qui régale mes papilles, l’ambiance de la soirée reste assez calme voire morose.

Mes voisins de fumoir sont de mon avis, « les feux de camps d’hétéros qui posent leurs affaires et dansent en cercle autour, c’est la mort du club » (sic eux). C’est ainsi que je me retrouve à comparer avec eux les fêtes berlinoises, (comme ces personnes insupportables qui trouvent toujours tout meilleur là-bas) Berlin, l’eldorado du clubbing, on parle Lab.Oratory, Beardrop, je découvre le Kit Katclub ; on continue sur les nuits berlinoises, cette ambiance particulière, les multiples tentatives d’imitation parisiennes, les échecs, mais surtout, les gens à Paris, insupportables, imbus d’eux-mêmes, vitrines sociales … De la philosophie à la BHL quoi.

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Heureusement, Discodormo arrive, un quatre-main déjanté commence alors avec Emmanuel Caurel, j’abandonne mes nouveaux amis, les blogueuses sont parties, la soirée commence. C’est l’essence même du concept de Mercredi que je vis, une expérience plus que musicale qui nous projette dans l’inattendu. Un inattendu que l’on retrouve dans la musique, dans la diversité de la faune présente ce soir là, dans l’atmosphère même qui se dégage du lieu.

En partant, je recroiserai mes amis fumeurs qui ont un truc à te dire : « Toi. Lecteur. T’aurais kiffé ta soirée, mais putain, les gens étaient de tels crevards ». Il est 4h, Boris arrive, je m’en vais me coucher, une soirée de plus au compteur, de la musique ultra sympathique, mais un petit problème de sociabilité en puissance. Promis, demain je vais chez ma psy.


 Laure Adélaïde

Merci à Mariama A. , Kyril P. et Liam A. de m’avoir supportée dans le fumoir.

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