contact contact

Roddy Frame frappe Paris au coeur

Samedi dernier s’est tenu le concert de Roddy Frame au Point Ephémère. Nous l’avions déjà interviewé il y a un an lors de la promo de son nouvel album, Seven Dials, mais plus que jamais il s’agissait là de son retour très attendu sur la scène française. De nombreux fans dans la salle, donc, dont beaucoup qui connaissaient l’intégralité des chansons, des habitués que Roddy appelle par leur prénom, et d’autres qui nous ont raconté qu’ils suivaient le chanteur depuis ses débuts. Plus qu’un concert donc, une salle, une ambiance, des passionnés et un homme, seul, qui assure le show avec ses trois guitares qu’il réaccorde sur scène avec humilité : « je déteste faire ça sur scène, mais je ne pourrai pas continuer le concert tant que j’aurai l’impression qu’elle est mal accordée. Peut-être que c’est juste moi, que je deviens vieux, vous trouvez qu’elle est à la bonne tonalité ? » .

Roddy Frame c’est aussi une générosité et un professionnalisme. Une envie de faire les choses bien, et de nous emmener ailleurs, loin du métro Jaurès. En Ecosse peut-être, tandis qu’au fond de la salle, une horde d’Anglais réclame une autre chanson. Si tout le monde est ravi lorsqu’il reprend Oblivious, le tube d’Aztec Camera, son ancien groupe, on ressent l’amour que le public porte au chanteur puisqu’il ne veut plus le laisser partir : à la fin du concert, les titres de chansons fusent, mais Roddy, après deux retours, doit s’en aller, et nous laisser sur notre faim. Cette heure et demi est passée bien vite, et on en voudrait encore.

Sabrina Eleb

team team