Marvin Jouno, il avait les mots…

jouno

Ouverture, joli nom pour un premier EP – quoique peut-être déjà un peu trop commun et chez moi résonne encore le premier album Opening de Superpoze. Mais ici, rien à voir avec les mélodies du « prodige de l’électro » caennois.

Ouverture fait plutôt office de nouveau souffle pour la chanson française. Marvin Jouno y joue avec les mots et aime à faire sonner la langue de Molière aussi bien que celle de Shakespeare – et pour une fois ça a même du sens ! Avec cette volonté avérée de faire de la pop « en VF », Marvin Jouno nous rappelle deux choses :
– Le français est une langue qui sonne, que l’on peut décortiquer, triturer et étirer au plaisir.
– les beats s’emboîtent presque aussi naturellement aux cordes, que bientôt même ma grand-mère me parlera de BPM…

A travers quatre titres, Ouverture se révèle comme une brèche qui laisse transparaître les états d’âme de Marvin Jouno. EP personnel composé (comme un bébé) en 9 mois, chacun des titres d’Ouverture s’égraine comme une scène de vie – celle du chanteur, qui a longtemps travaillé pour le cinéma avant d’écrire et composer sa propre bande-son. Entre introspection (Quitte à me quitter), échappées urbaines (Est-ce l’Est) et réflexions, ces quatre titres flirtent avec la passion, la rage de vivre – oui mais au bon rythme, au risque de finir « Dans l’étang ».

Longtemps hermétique à la chanson française, cet EP sorti au beau milieu de l’été a au moins eu le mérite de me faire tendre l’oreille vers la nouvelle scène française. Et peut-être souhaitera-t-on à Marvin Jouno le succès d’une Christine and the Queens, avec qui il partage le producteur Angelo Foley.

Noémie Huard

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