contact contact

Quand I Me Mine s’offre à vous

Cette étiquette toulousaine avait commencé bien différemment par rapport à ce qu’elle est aujourd’hui : Fred, le chanteur, sa guitare, sa boîte à rythme et son amour pour les Beatles. Il raconte : “Nous sommes devenus un trio naturellement. Quand j’ai fait le premier EP, je me suis dit que je pouvais pas être seul sur scène, il fallait des vrais instruments.

Aujourd’hui, cela fait trois ans et demi qu’il a été rejoint par Sam à la guitare et Guillaume à la batterie. et “pouf c’était parti.

Voici donc un groupe qui sort un album éponyme, car selon eux, chercher des noms est fastidieux, donc autant faire simple et droit au but.

Simple et droit au but ce n’est pas comme ça que l’on peut décrire leur musique, elle est justement plus complexe et laisse sentir une évolution entre le premier EP et les deux singles annonçant l’album. Fred : “On se laisse pas mal aller en fonction des morceaux qui sont composés, l’évolution du son s’est surtout faite sur le live, on a beaucoup joué et comme on veut que ça envoie. Le live a du coup beaucoup influé sur l’album.

Des Beatles, il reste surtout le nom, la coupe de Guillaume et sa batterie très basse à la Ringo Starr. “On ne veut pas faire de revival”, dit Sam. Sur scène c’est surtout un groupe qui cisèle la musique live autant que les samples avec une telle précision qu’un atmosphère différente est crée à chaque morceau et que même au sein de chaque morceau on sent autant d’influences qu’une réelle empreinte de ces trois hurluberlus bien sympathiques.

Tous trois se ressemblent peu et s’assemblent fort bien. “Nous sommes trois et ça s’est bien goupillé, on a chacun notre petit personnage et nos influence”. Ils sont unis par un amour de la langue de Shakespeare et y font honneur en chantant en anglais car, selon Fred “le style de musique qu’on fait se chante en anglais.

Mais ce groupe est bien loin de vivre dans le Londres des 60s. On découvre avec surprise en live des jeux de guitare à la Tom Morello (le guitariste de Rage Against The Machine) ou des samples électro rappelant The Prodigy dont Guillaume est fan. Il nous explique d’ailleurs : “On a un côté électro aussi, on est très influencés par l’électro des années 90. L’électro sauvage, on aime ça et on aime mélanger ça à la pop de Beatles !

Ce groupe nous fait vivre son évolution et son expérimentation et ce, à travers le live mais aussi l’esthétique des clips, qui d’après Sam “s’inspirent et parodient des films d’horreurs un peu vieux comme celui de Life is Very Strange”, tandis que celui de Waiting For Summer nous emmène dans un monde complètement onirique à l’instar de la chanson elle-même.

Mais ils ont aussi l’ambition de faire des morceaux “catchy” selon Fred qui “écoute RTL2, contrairement aux deux autres, je suis plus tourné vers le mainstream”. Guillaume, par exemple, est plus tourné vers le post-punk très précisément de 1978 à 1982.

Pour faire court, I Me Mine est un mélange de saveurs connues et inconnues qui sait envelopper son public.

 

Retrouvez les le 4 Novembre à Paris aux Trois Baudets et découvrez leur album éponyme le 6 Novembre (Billeterie). En plus, ils ont fait un tabac en Chine.

Colombe Courau

team team