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Pulse Festival : un marathon techno dans un énorme dojo

Les 4 et 5 octobre, le Grand Dôme de Villebon-sur-Yvette accueillera le petit nouveau de la nébuleuse des festivals parisien : Le Pulse Festival, organisé par le collectif BNK.

Un projet ambitieux 

On ne compte plus les événements organisés par BNK ces trois dernières années. Investissant souvent d’immenses salles comme les Docks ou le studio du Lendit (qui a malheureusement annulé sans raison leur dernier anniversaire), le collectif parisien ne cesse de se renouveler pour offrir toujours plus d’événements aux noctambules de la capitale. Pour la rentrée 2019, BNK a décidé d’aller encore plus loin avec ce nouveau projet, un défi : celui d’organiser son propre festival.

Le nouveau-né s’appelle Pulse. Et pour sa première édition, autant vous dire que les membres du collectif ont placé la barre très haut. Au programme : trois scènes, une quarantaine de grands noms de la techno française et internationale, et quelques 12000 festivaliers et festivalières attendu.e.s. du vendredi soir au dimanche matin. Et pour couronner le tout, le collectif EXIL sera également présent sur l’une des trois scène pour fêter son anniversaire. 

Un line-up monstrueux

Est-il besoin de présenter toutes ces têtes d’affiche que BNK a su réunir sous le même toit ? Le pionnier de Detroit Juan Atkins, à l’origine du mot “techno” en 1984, viendra remettre les pendules à l’heure. Autre institution, Marcel Dettmann qui est résident au Berghain depuis 1999 viendra jouer sa techno minimaliste et sombre. Ce n’est pas étonnant de voir ici Ben Klock, lui aussi résident au temple berlinois et présent dans tous les plus grosses scènes européennes depuis des années. Manu le Malin – encore un papa – jouera sous son alias The Driver pour un set plus techno que hardcore. Enfin, DJ AZF fera partie des closings du premier soir. Figure tutélaire de la techno française actuelle, la programmatrice du festival “Qui Embrouille Qui” – dont l’ambition est de rassembler sous la même bannière des artistes d’horizons variés, animés par la même passion et le même désir de liberté – apparaissait sans doute comme un choix en adéquation avec cette première édition du festival qui réunit la scène techno internationale. Avec ses sets à la techno industrielle percutante et incisive qu’elle aime clôturer par des sons de rap, la française nous avait déjà bien retournés à Dour, où elle avait conclu son set par un mémorable “Fuck le 17”. 

Deux membres du célèbre label Monnom Black viendront également soulever les foules, chacun dans un format différent avec un set de deux heures pour Dax J, et un set B2B avec Blush Response pour Thomas P. Heckmann. Les deux membres du crew étaient déjà présents à la Possession x Monnom Black le 20 avril dernier aux côtés des talentueux UVB et I Hate Models. Ce week-end, si vous n’allez pas voir AZF (et oui, il s’agit de faire des choix), vous aurez l’occasion de découvrir la techno brutale et sans compromis de Dax J. Passionné depuis la première heure, le DJ et producteur londonien basé à Berlin a commencé très jeune à montrer un intérêt pour le milieu underground, ainsi qu’un désir impérieux de faire partie du monde de la musique. Alors même qu’il est encore à l’école, celui-ci produit déjà ses propres sons sur sa PlayStation et commence à mixer sur des radios pirates. Vers 19 ans, c’est sur la scène DnB londonienne que le DJ fait ses débuts, tout en continuant les radios pirates. C’est suite à un voyage à Ibiza où il découvre la techno que la carrière de Dax J prend un tout autre tournant, initiant les prémices de ce qui deviendra caractéristique de son style unique : une techno brute et mélodique qui libère les corps et les esprits. 

Le festival nous réserve également bien des surprises, entre le secret guest en closing le dernier soir, qui viendra s’ajouter à ce line-up déjà cataclysmique, et la pléthore de sets B2B. Nous aurons ainsi la chance de découvrir les alliances de plusieurs grands noms. Anetha et Randomer s’associeront pour un set de deux heures qui mêlera les influences acid d’Anetha, à la techno aux basses riches de Randomer. Les deux fondateurs du label RAAR Louisahhh et Maelstrom seront également ensemble derrière les platines comme à leur habitude. On a plus que hâte de se laisser emporter par le tourbillon que sera leur set, rythmé par les vagues mouvementées de Maelstrom qui dérivent parfois, emportées par le vent, vers des tracks plus douces et mentales, nous plongeant ainsi dans un univers d’émotions fortes. Enfin, Tommy Four Seven et Ancient Methods, qui avaient déjà joué en B2B au Voltage Festival, au Free Your Mind et au dernier Instytut, viendront également clore la soirée du vendredi (un choix décidément cornélien), délivrant un set de trois heures qui promet d’être mémorable. Ce qui est sûr c’est qu’avec une programmation aussi millimétrée, il vous faudra faire une sélection stratégique.

Un lieu à la hauteur du projet

Le rassemblement prendra place dans un dojo de plus de 6000 m² qui accueille habituellement des compétitions de judo. Un cadre idéal donc, pour ce marathon de plus de vingt-quatre heures de son au total, qui s’annonce pour le moins sportif. Le lieu sera bien sûr réaménagé pour l’occasion, avec une scène à l’intérieur du dôme, et deux à l’extérieur sous chapiteau. La scénographie s’annonce à la hauteur de l’événement avec les installations visuelles immersives, caractéristiques aux soirées du collectif, qui font mouche à chaque fois. Le dojo sera transformé en mini-village le temps d’un week-end, avec des foodtrucks de producteurs locaux, un grand espace chill pour se reposer avant de repartir au combat, ainsi que plusieurs stands comme celui de “Si Si La Paillette” et leurs paillettes biodégradables.

C’est donc une première édition pleine de promesses qui s’annonce, avec des bases solides, et de jolies surprises en perspective. Et pour les plus endurants, Newtrack prolongera le plaisir avec un format After de 8h à 16h le dimanche… 

Roxane Costa

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