FiftyFifty Lab : BX arrive fort

Il y a deux semaines avait lieu la première édition du FiftyFifty Lab, un rendez-vous d’artistes en devenir par les agences Fifty PR et KuratedBy. Le Gorille s’est déplacé à Bruxelles pour faire cinquante-cinquante le vendredi.

Cinquante nuances

Ce nouveau venu des festivals européens, co-produit par les agences qui gèrent notamment la prog et la promotion du mastodonte Dour, a décidé de partager le line-up. Le principe de « smart curation », c’est que 20 festivals alternatifs (dont justement le Doureuh, les Vieilles Charrues, le Dekmantel ou le Primavera) sélectionnent les artistes qui sont pour eux, les têtes d’affiche de demain. 34 artistes se sont donc produits dans 5 lieux de la capitale belge et c’était difficile de savoir où donner de la tête ! Le vendredi soir, c’est Kobo et Glass Museum qui ont attiré notre attention.

Kobo au maximum

On avait déjà connaissance du bougre, et notre choix s’est porté sur lui, même si on aurait bien aimé voir Velvet Negroni qui était programmé au même moment. Au FFormaTT, la lumière bleu électrique tapisse la salle chaleureuse du sous-sol. Le DJ passe sans surprise notre hymne du weekend, « BruxellesVie » du grand Dems, proche de Kobo. Ce dernier entre en scène solo, pépère. A ce moment-là oxn ne s’attend pas encore au turn up qui va arriver. Tant d’énergie, tant de prestance sur une si petite scène qu’on croit qu’elle va exploser. Le rappeur bruxellois ne se contera pas du minimum, pour notre plus grand plaisir. Tout le monde se trémousse sur « Succès« , et on a même pas besoin de lui souhaiter.

Le dialogue Glass Museum

Après s’est perdus dans le froid du plat pays, errant entre le Bonnefooi et L’Archiduc sous bière belge, notre agenda nous conseille plutôt de revenir vite au FFormaTT. C’est pour y voir le duo Glass Museum qui nous avait déjà tapé dans l’oreille. Un jazz aérien, hyper mélodique entrainé juste par un clavier et une batterie. Retour dans le bleu, dans la pénombre chaleureuse. Ils ont leur « Opening » comme Philip Glass et on se demande la filiation. Mais quand ces deux-là investissent la scène face à face, on comprend vite qu’ils ne font pas dans le minimalisme. Leur son entre jazz, classique et rock conjugue parfaitement douceur et groove. Sans voix (on l’est aussi), ils font monter la sauce dans de longues compositions qui remplissent l’air de la salle. Un beau concert qui donne envie de se replonger dans leur musique et de les revoir.

Une première réussie

Après un after house plutôt mitigé au Bonnefooi (hors Fifty-Fifty), on fait le bilan. Des performances de qualité par des artistes en devenir, et on se dit qu’on a eu de la chance de les avoir tout près de nous, sur une scène à taille humaine. Le concept est super, le contrat est rempli. On va suivre de près tous les noms programmés au cours de l’année, et on souhaite au FiftyFifty Lab un grand succès pour la prochaine édition !

Texte et photos : Julian Le Tutour

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