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« PE’AHI », le nouveau Raveonettes : saturation et éclaboussures

Raveonettes

En bref :
Fin juillet. Le soleil te crame l’épiderme. Tes oreilles ont subi l’affront des sifflets brésiliens. Ton amour pour le sport ne suffira pas à couvrir cette douloureuse expérience : ces dernières semaines t’ont noyé dans la soupe de tubes de Coupe du Monde, contre ton gré. Honteux, tu étouffes. De l’eau. Il te faut cet oasis salutaire.

Ça tombe bien. Il s’approche. Et il s’appelle PE’AHI. Un nom qui sonne lointain. Il s’agit du septième album des Raveonettes.


Date de sortie :
le 22 juillet 2014. Dix ans après le décès de notre regretté Sacha Distel. Mais cela n’a rien à voir avec l’histoire.


Dans la jungle, cet album ne comporterait que 3 titres :

Sisters

Wake Me Up

Endless Sleeper


L’équation :
Vent de l’Est + guitares dissoutes + violent ressac = vigilance orange sur le shoegaze


Comment ? 
« PE’AHI » est un mot hawaïen désignant une figure de surf. Loin des influences surf music (quoique), cette image embrasse un album tout en mouvement. Qui s’impose, puis se retire. Comme une vague. Qui mêle lo-fi et clarté propre. Voix doucereuses et brutalité. Un amour du contraste qu’on retrouve avec plaisir chez les Raveonettes. Les Danois, portés par de nombreux courants (du rock indé au shoegaze), explorent les tréfonds de leurs talents pour livrer un disque cohérent, peu surprenant mais très satisfaisant. Beaucoup plus classieux et raffiné pour accompagner ses déambulations solitaires sous le soleil cet été.


Pourquoi ? 
Parce qu’il est temps se laisser porter par les flots. De passer le cap, et naviguer dans la discographie des Raveonettes, enfin. De découvrir des arrangements soignés , vaporeux et coupés à vif. PE’AHI est un disque accessible. Et délicieux. Un disque qui, clairement, ne saurait laisser le groupe au creux de la vague.

 

Claire

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