Les Nuits de Pleine Lune #6 – REPORT

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Ce samedi 8 novembre, en quête de sensations musicales, je me rends à la sixième édition des Nuits de Pleine Lune. Direction le Pop-Up du Label, un lieu convivial et alternatif que j’ai plaisir à découvrir.

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Honte à moi, j’arrive comme souvent en retard et rate le premier artiste. City Dragon livre, parait-il, une improvisation expérimentale urbaine et hallucinée, parfaitement maîtrisée. Bon, je me rattrape en écumant son Soundcloud en rentrant.

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Ma nuit de pleine Lune commence donc avec Dead Sea, une véritable claque shoegaze et garage. La voix chaude et envoûtante de la chanteuse se pose sur des nappes synthétiques lunaires et une guitare grondante. Je suis conquise. L’ambiance, sombre et onirique, est régulièrement électrisée par les flashs des stroboscopes. Je ne m’attendais pas à m’envoler de si tôt… ni à redescendre si vite. Après seulement trente minutes de show, la musique cesse et nous voilà arrachés à cette douce rêverie. Un sentiment de frustration atténué par la satisfaction d’avoir découvert ce petit groupe encore inconnu, qui ne le restera pas très longtemps.

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Entre deux concerts, j’admire l’installation de la talentueuse plasticienne, Masha. Une oeuvre atomique éphémère, faite de cubes réfléchissants qui s’inscrivent parfaitement dans la flore musicale de cette Nuit de Pleine Lune. J’en profite également pour observer scrupuleusement le public : pour une fois, les gens ne sont pas venus pour se montrer mais vraiment par amour du son, et semblent plutôt ouverts et sympathiques. Un constat rare dans la capitale française.

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La nuit se poursuit avec Calypsodelia, un des groupes les plus prometteurs de la scène indé parisienne. Le quartet arrive sur scène déguisé, au milieu de sonorités cosmiques. Commence alors un véritable show, tandis que la Lune atteint son zénith. EZ Doob, Space Mimi, Prince Kamatari et Ricky Larsen nous offrent quarante-cinq minutes de pur groove. Leur disco psychédélique, si singulière, semble tout droit venue de l’espace. La salle, pleine à craquer, vibre au son du synthé astral et de la rythmique funk de la basse. Le public, plus enthousiaste que jamais, est transporté. Puis, malheureusement, le vaisseau Calypsodelia atterrit. Mais la soirée n’est pas encore terminée…

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Genèse & Trépas prennent le relais avec un DJ set techno très deep, teinté de sonorités africaines. Impossible alors de s’arrêter de bouger, et si le public est moins nombreux, il ne reste que les plus fougueux. Les loups-garous s’affolent tandis que ces deux jeunes garçons font trembler le Pop-Up du Label. C’est l’apogée de cette montée en puissance spectaculaire.

Après avoir voyagé dans ces trois univers très différents, je repars de cette sixième Nuit de Pleine Lune le sourire aux lèvres. Je ne me souviens plus de la dernière fois qu’une soirée avait réussi à allier une programmation brillante, une organisation irréprochable et une ambiance conviviale. Vivement la prochaine !


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Tara

Crédit photo : Nathan Pessin

http://nathanpessin.wix.com/np-ph

Les Nuits de Pleine Lune
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City Dragon
https://soundcloud.com/city-dragon

Calypsodelia
https://soundcloud.com/calypsodelia

Genèse & Trépas
https://soundcloud.com/geneseettrepas

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