Cotton Claw : huit mains de fer dans un gant de coton

Le Gorille aime l’aventure, la nouveauté et les trucs qui lui donnent la banane. Alors en ce lundi 20 avril, sous un beau soleil éclairant la jungle urbaine, le Gorille se réjouit de la sortie d’une belle galette. Cette dernière s’appelle Volutes et nous est servie par Cotton Claw, un live band electro au nom de Super-Héros. Incisifs et doux, les quatre Griffes Cotonneuses aiment les oxymores, et ce disque est à leur image.

Ce premier album pourrait être brièvement décrit comme un instant fugace mais persistant, comme des volutes de fumées qui cherchent à s’échapper d’une pièce sans issue.

Ces Volutes là font le tour de la musique club que Cotton Claw réinvente depuis 2014, pour autant l’album ne tourne jamais en rond. Leaps and Bound nous met en jambe avec ses beats sautillants qui ouvrent en douceur l’album. Quand Grainy ou Sunset Glow explorent les territoires de la house mélodieuse, ce sont des rythmes gorgés de soleil et baignés par l’afrobeat qui s’expriment sur Hornets. Et puis, on plonge dans l’obscurité d’un club pour briller sur Razzle Dazzle, boire du rhum arrangé sur Noulafé et danser sur Soaking Method. L’apogée intervient avec Time Trial qui, sur l’autel d’une transe fiévreuse, réveille l’homme primitif qui sommeille dans la jungle. Vertigo prend de la hauteur pour aller chatouiller les cimes. Des sonorités envoûtantes et une voix féminine pour lâcher prise et se perdre de vertige, grisé par la légèreté. Tweak Dat Nip, c’est un peu la tornade qui vient déranger le calme dans lequel nous a plongé Vertigo. Un morceaux pressant, urgent et quelque peu euphorisant comme une montée de substance qui traîne en soirée. Outrun, c’est l’itinéraire d’un nuage cotonneux qui dérive au grès du vent. Un cumulonimbus qui se transforme progressivement en nimbostratus pour finir sa course en cirrus. Et puis au bout de 48 minutes, c’est un Hold Up plus distant qui vient s’évaporer en quelques 3 minutes 18 de deep house.

Et pour ne pas vous laisser sur ces notes fuyantes, Le Gorille vous laisse découvrir ce que peut donner 64 pads en live.

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En bonus : leur portrait en trois questions, recueillis alors que nous avons passé la nuit avec eux sous Les Etoiles, à l’occasion de leur release party. C’était chaud, c’était beau et on en a profité pour découvrir un peu comment ces quatre producteurs venus de Besançon font pour survivre dans la jungle.

– Un disque à garder sur une ile déserte ?
Zerolex : Mary Lou Williams, Black Christ of The Andes
YoggyOne : Ages of Adz de Sufjan Stevens
Zo aKa La Chauve Sauris : Le premier album des Doors
Lilea NarrativeSupertramp, Breakfast in America

 Un morceau pour chiller dans la jungle
Zerolex : Wild International de One day as a Lion
Zo : Mating Dance de fLacko
Liliea : Un des maxis de Romare
YoggiOne : J’ai pas d’idées, je me vois pas chiller dans la jungle… Un morceau de Yoshi.

 Dans la jungle, vous seriez quel animal ?
Lilea : Un gorille dos argenté
Zo : Un chimpanzé
Zerolex : Un koala
YoggiOne : Un toucan qui gueule bien fort

Noémie

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