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Solidays 2015 : dernière ligne droite

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C’est maintenant dans deux semaines jour pour jour que commence la dix-septième édition des Solidays ; l’occasion pour nous de revenir sur la conférence de presse donnée le 27 mai dernier, qui a réuni autour de la table les tauliers du festival (Luc Barruet, son co-fondateur, le président de la région Île-de-France Jean-Paul Huchon, Akhenaton et Shurik’n du groupe IAM ou encore l’humoriste Claudia Tagbo), mais aussi des nouvelles têtes (Fakear, Lily Wood & the Prick, et Faada Freddy, cette fois en solo) pour faire un petit bilan de l’édition précédente, présenter la nouvelle, et revenir sur son importance, encore aujourd’hui, dans la lutte contre le sida.

Le succès du festival n’est évidemment plus à démontrer ; une reconnaissance du public indéniable, avec près de 175 000 festivaliers l’année dernière, de même que politique avec les visites de François Hollande et Christiane Taubira, et médiatique, qui permet selon son fondateur de faire de cette fête la « vitrine d’un mouvement associatif national et international » ;  bref, le festival a encore de beaux jours devant lui. Mais c’est précisément pour cette raison que le tableau se gâte, car si les Solidays connaissent une longévité « inespérée », cela ne fait aussi que témoigner de la persistance de la maladie et de la nécessité de continuer à assurer une prévention la plus large qui soit. Aujourd’hui encore, on estime à près de trente-cinq millions le nombre de malades atteints du virus du sida dans le monde, avec plus de vingt-cinq millions pour l’Afrique seule.  Pas de quoi se réjouir en France, puisque nous sommes toujours l’un des pays européen les plus touchés, avec près de six à sept mille nouveaux malades chaque année, dont un peu moins de la moitié rien qu’en Île-de-France. Un bilan encore bien trop lourd, auquel le festival se propose modestement d’apporter sa contribution.

Depuis seize ans, les Solidays ont permis de récolter plus de vingt-et-un millions d’euros, avec plus de deux millions l’année dernière. Pour Faada Freddy, un festival comme les Solidays permet aujourd’hui de « mesurer l’ampleur de l’impact qu’on peut créer avec la musique, auprès des populations touchées ; c’est-à-dire non seulement sensibiliser mais aussi récupérer des fonds pour financer la prévention et soigner ». En 2014, solidarité Sida a ainsi pu soutenir quatre-vingt programmes de prévention et d’aide aux malades, dans quatorze pays différents. Mais bien au-delà de l’aspect purement économique, le festival est aussi l’occasion de sensibiliser son public et d’assurer une prévention efficace, voire même de susciter quelques vocations. « Ce qui est important », nous confiait Luc Barruet, « c’est qu’au travers du travail que Solidays a fourni, peut-être que quand [les festivaliers] s’en vont de Longchamp, ils aient soit grandi, soit mieux compris, soit qu’ils aient plus envie. C’est ça le travail d’éducation populaire qui est le nôtre tout au long de l’année. Si cette année il y a vingt-cinq vocations solidaires ou sociales qui naissent, je serais déjà content. Si en plus on peut financer encore plus de projets, je serais encore plus content, et si tous les gens qui contribuent au succès de ce festival y prennent du plaisir, je sais qu’on sera performant encore plus longtemps. Parce que sans plaisir il n’y a pas d’engagement qui dure ». Et du plaisir, il risque d’y en avoir à nouveau cette année à Longchamp, étant donné la richesse de la programmation musicale : de Asaf Avidan à Damian Marley, en passant par Ivan Smagghe, IAM ou encore Die Antwoord, il y en aura cette fois encore pour tous les goûts à travers les quatre-vingt concerts qui sont prévus sur les trois jours (programmation complète ici). Du côté des forums, là aussi carton plein : Bill Gates, Christiane Taubira, Edwy Plenel, Brigitte Lahaie et bien d’autres personnalités politiques ou publiques viendront animer des conférences et débats axées sur les questions de santé, de solidarité et de vivre ensemble. Enfin, la particularité de cette édition est le « coup de cœur » de la programmation, qui ne sera cette fois pas musical mais cinématographique. C’est Yann Arthus -Bertrand qui sera ainsi mis à l’honneur avec son nouveau film, Human, dont plusieurs extraits seront montrés pour la première fois lors du festival, avant son avant-première aux Nations-Unies en septembre prochain.

Pour ceux qui n’auraient pas encore pris leur billet, pas de souci, les pass pour deux et trois jours sont épuisés mais il reste quelques places pour une journée en vente sur le site de la billetterie. 

Et pour plus d’info : http://www.solidays.org/ http://www.solidarite-sida.org

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