Pixies : 4 titres incontournables qui changent de Where is my Mind ?

Wheeere is my mind ? Wheeere is myyy miiiind ? Wheeeeeeeere ? … Les Pixies, tout le monde connaît ! Trop souvent associés à ce seul – magnifique j’en conviens – morceau (merci Fight Club). Sauf que voilà, les Pixies, ce n’est pas que ça !

C’est en 1986 à Boston que Black Francis (leader quelque peu dérangé), Joey Santiago (guitare), Kim Deal (basse et chant) et David Lovering (batterie), forment ce groupe de rock alternatif, qui deviendra réellement emblématique des années grunge des années 85-90. A la croisée de plusieurs styles (Punk Rock, Hard Rock, Alternative, Surf Music …), les Pixies ont eu une influence considérable sur, au hasard, Nirvana, Placebo, Radiohead ou encore Blur.

A cause de relations houleuses et destructrices entre les membres du groupe, l’aventure Pixies est on ne peut plus chaotique. D’abord séparés en 1983, puis après quelques albums solo en parallèle, le groupe se reforme en 2004 mais sans album à la clé, puis se re-sépare quelques années plus tard, pour mieux se retrouver en 2014 avec la sortie de l’album Indie City. Résultat, un cheminement long et tortueux, et un groupe qui n’aura que peu profité de ses années de gloire et du sursaut grunge des années 1990 (dont tout le monde ne retiendra que le groupe de Kurt Cobain).

Mais ô joie, les Pixies feront leur apparition cette année dans quelques festivals européens, dont celui des Vieilles Charrues à Carhaix ! L’occasion ou jamais pour le Gorille de vous proposer une petite sélection des meilleurs titres des Pixies, s’il ne fallait en retenir que 4 (choix ardu), histoire de hurler autre chose que Where is my Mind cet été en concert.

TAME, Doolittle, 1989

Impossible de ne retenir qu’un seul titre du génial Doolittle, tant ce deuxième album des Pixies est riche. Attention, le contraste entre la gentille Where is my Mind et la sauvage Tame est saisissant. Black Francis étant absolument obsédé par l’Apocalypse, les prostituées, les ovnis et le surréalisme, ne vous laissez pas effrayer par la violence de Tame, car la suite de l’album est vraiment très éclectique.

I want more !

  • Waves of Mutilations : ambiance ! Non, ne vous fiez pas à ce titre car la chanson est plutôt calme.
  • Here Comes Your Man : absolument incontournable, l’influence d’un certain Lou Reed se font sentir.
  • La La Love You : parce que les Pixies peuvent aussi être de gais lurons et chanter « I love you », si si.

CACTUS, Surfer Rosa, 1988

Premier album très grunge/garage des Pixies, où figure le fameux Where is my Mind ?, Surfer Rosa, offre un résultat passive-agressive qui définira l’essence même du groupe. Souvent méconnu du « grand public », il a en fait eu une influence énorme sur les groupes américains qui se sont formés dans les années 1990. Absolument incontournable, Cactus est une chanson que David Bowie himself reprendra en 2002 sur son album Heathen.

I want more !

  • Gigantic : à la sortie de l’album, bien plus populaire que Where is my Mind ?
  • Vamos (Surfer Rosa) : morceaux intriguant aux influences multiples, référence aux voyages à Puerto Rico de ce cher Francis.
  • Tony’s Theme : une petite histoire de super-héros.

SILVER SNAIL, Indie City, 2014

Composé en réalité de trois Maxi diffusés d’abord séparément entre 2013 et 2014, Indie City est l’album de la réconciliation (pour de vrai cette fois ?) des Pixies. Le groupe américain a réussi l’exploit de réaliser, après 23 ans de vide musical, un album fidèle à leur image, à base de balades faussement sages, comme dans leur titre Silver Snail.

I want more !

  • Magdalena 318 et Indie City : alternance entre rock énervé et réverbérations vocales posées, la base des Pixies.
  • Blue Eyed Hexe : où quand Scary Monsters de David Bowie rencontre She’s Got Balls d’AC/DC.

VELOURIA , Bossanova, 1990

Troisième album des Pixies. Reflet de l’atmosphère plus que tendue au sein du groupe, Bossanova est un album qui se détache des autres, certes plus homogène, mais moins harmonieux. Délaissant presque totalement les apports de Kim au chant et à l’écriture, Black Francis s’appropriera complètement l’album. Bossanova reste tout de même un album Indie Rock d’une très grande qualité.

I want more !

  • Rock Music : attention, on ne rigole plus, ça vire Hard Rock voire Heavy Métal.
  • Ana : morceau excellent, tout en réverbérations.
  • Hang Wire : un morceau qui réconciliera les non adeptes de Bossanova. 

Mathilde Dupeyron

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