Un week-end Extra !

Nuits Sonores en Nuits Sonores, les années passent et ne se ressemblent pas. Déconstruisant le modèle traditionnel du festival, cet événement de 5 jours se réinvente chaque année autour de nouvelles thématiques privilégiées, de nouveaux espaces investis, et bien sûr de nouveaux artistes venus de tous les horizons. Les « Extra ! » représentent cette malléabilité de format, ainsi que l’exigence d’originalité, de découverte et de promotion des jeunes talents au cœur du festival. 

Aux Nuits Sonores, pas de « off ». C’est à dire pas de temps mort, mais aussi pas d’événement marginalisé. Le festival est un ensemble aussi riche qu’éclectique, qui laisse la part belle à l’initiative de son public et des activistes de la ville. Chaque année, les « Extra ! » permettent à un grand nombre de projets indépendants de se concrétiser et de trouver leur place dans la programmation. Cette année, ce sont plus de 30 évènements qui se sont tenus dans divers espaces culturels et bars de Lyon, proposant des expériences variées : expos, dj sets, concerts, masterclass…

Gratuits pour la grande majorité, ces évènements permettent de (re)-découvrir la ville en invitant le public à flâner de l’un à l’autre pendant toute la durée du festival. Entre vingt minutes grisantes de leçon d’aérobic au square Delfosse et un Rigoloto, qui porte bien son nom, à la Grooverie, on est allé tester « la chambre fraîche » organisée par le Sofffa et Wesh Coussin. Attention, concept.

Quand on arrive dans ce joli « slowcafé » de la rue Sainte Catherine, un teddy bear géant nous tend les bras, au milieu d’un mur entièrement rempli de peluches. Pour l’occasion, la première salle est vidée de ses tables, et un espace est aménagé à côté du bar pour accueillir des Dj sets. Le rêve de nos 3 à 12 ans est prêt à être réalisé : on va pouvoir boire tranquillement notre limonade – ou notre demi pour les plus précoces – affalés sur une avalanche de peluches et bercés par des sets dignes des meilleures boums.

Alors qu’un membre du collectif parisien Phonograph Corp passe « Could heaven ever be like this » d’Idris Muhammad – c’est l’heure d’un slow disco – on va enlacer le fameux ours en peluche, et c’est toute l’installation qui s’illumine. C’est un peu le paradis.

Cette installation interactive est l’œuvre de Clément Boghossian et Antoine Vanel. Nommée XO-IO, c’est l’installation du câlin et des bisous (XO), avec son entrée et sa sortie (Input Output), que son auteur nous traduit en ces termes : « faites un câlin à la peluche et découvrez sa réaction ». L’ensemble du slowcafé se prête au jeu pour nous faire retomber en enfance, en proposant des sachets de bonbons et en mettant des jeux de société à disposition. Le public peut apporter « sa peluche à l’édifice », littéralement, pour participer à l’œuvre dont l’intégralité sera redistribuée au Foyer Notre-Dame des Sans-Abri et au Secours Populaire.

Devant les platines, on alterne entre moments festifs et dansants et chill maximal au milieu des peluches. Pendant quatre jours, dont un « kids friendly », une programmation musicale de qualité fait défiler derrière les platines des dj comme LB aka LABAT, dont on vous parlait récemment, ou encore Folamour, dans une ambiance axée house-disco-funk. Bref, un projet parfait pour se mettre en jambes, comme pour les reposer, avant d’entamer une belle Nuit Sonore à l’ancien Marché de Gros !

> Allez au Sofffa
> Découvrez le travail de Clément Boghossian

Cover Picture © Anne Simmonot

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *