En avant Dour

Il y a un temps pour tout, et Dour est sans conteste le temps des découvertes. Mais pour en profiter pleinement, il s’agit de savoir harmoniser son et situation. On a listé les quelques moments et états clés que vous vivrez forcément pendant le festival, et on y a associé la découverte musicale la plus appropriée.

Il est 13h, vos partenaires du crime ronflent encore dans leurs tentes 2’’. Mais pour vous, dormir c’est surfait, et vous êtes d’appétit pour une tranche de soleil musicale, pour un réveil en douceur ou un sieston ambiancé, à l’ombre d’un chapiteau. C’est le moment idéal pour faire un tour à la Boombox. Ils sont drôles, ne se prennent pas la tête et à Dour, ils jouent à domicile : c’est en début d’après-midi à la Boombox qu’on retrouve la crème de la crème du rap belge. Incontournables, on ne présente plus Caballero et JeanJass qui assureront leur show ensemble le vendredi. Notre découverte du genre, c’est Roméo Elvis qui partage l’affiche avec le producteur Le Motel. Le duo a sorti un album très réussi début 2016. Boom bap rêveur, cynisme, humour et désillusion, vous n’avez plus qu’à vous poser dans l’herbe et vous laisser guider. Attention, Bruxelles arrive…

C’est l’heure du gouter mais vous avez renoncé à suivre un emploi du temps rationnel et tout ce que vous voulez c’est une bonne grosse fricadelle. Pour quintupler le bonheur gustatif que vous procure ce met délicieux, rendez-vous au Labo pour goûter aux Blondie Brownie, une autre spécialité belge. Aurélie Muller et Catherine de Biasio forment un duo en constante évolution : chaque mois, un nouveau morceau, et pour chaque nouveau morceau, un invité – masculin – différent. De ces multiples collaborations naissent des productions variées écrites majoritairement en français, dont ressortent immanquablement un son rétro et électro-pop, des vocales suaves et une légère langueur dans les mélodies. De quoi vivre un instant la « dolce vita ».

Vous ne savez pas trop comment vous en êtes arrivé là mais vous avez flashé sur la joli guitariste / le beau jazzman de la tente d’à côté. Vous aimeriez apprendre à le/la connaître mais vous avez trop honte de vos potes sales et perchés depuis 48h pour oser l’inviter à l’apéro. Prenez vous un verre, et profitez de cette découverte sentimentale pour lui faire découvrir Jungle by Night, et faire la fête sur la Plaine de la Machine à Feu. C’est l’alliance parfaite entre le jazz et l’afrobeat, pour une ambiance à la fois gaie, paisible, bon enfant et dansante. Les 9 musiciens qui composent cette formation acoustique ont sorti leur dernier album il y a quelques semaines qui oscille entre douceurs psychédéliques et mélancoliques, et bombes funk et exotiques. Amateurs de cumbia et de percus jazzyfiques, n’oubliez pas d’y passer une tête.

Après un énième apéro sur des chaises pliantes pour les plus heureux, dans la boue pour les moins chanceux, vous êtes chaud comme la braise. Bon, par contre il faut avouer qu’avec plusieurs jours de fête dans les pattes vous n’êtes peut-être pas prêt à affronter la Cannibale sans une petite remise en jambe. C’est le moment de faire confiance à Dour, et plus précisément à son co-programmateur aka Surfing Leons. Vous aimez Dour, sa prog, la nouvelle Cubanisto Dancing et vous avez un faible pour la house et la techno : passage obligé par le desk du fondateur de Forma. T. Si vous êtes un habitué du festival, vous l’avez forcément déjà entendu par là, et vous savez que vous ne serez pas déçu. Et puis, c’est un préambule parfait pour entamer la soirée avant Marquis Hawkes, producteur et dj berlinois, auteur du topissime « Outta this hood ». En DJ Set à Dour, attendez vous à quelque chose de plus groovy, à beaucoup de « Fantasy », parsemé de Dance Mania, de Deep House et de Disco.

Vos amis vous ont lâché – comme des lâches – dans la queue des WC (ils ont préféré se faire dessus, et après tout qui sera là pour les juger?). Résultat : vous êtes seul(e) et 1. Le réseau est saturé 2. Vos amis sont trop occupés à hurler Douréééé on ne sait trop où pour vous répondre 3. De toutes façons vous n’avez plus de batterie depuis trois jours. Mais vous êtes à Dour, et rien de plus simple que de remplacer ses vieux potes ; on parlera plus de légende que de découverte, mais il y a ce qu’il vous faut à la Petite Maison dans la Prairie. Le king Congo Natty en featuring avec Congo Dubz, Nanci & Phoebe sont en place, avec ce qu’il faut de rastafari pour vous mettre à l’aise et vous souffler de bonnes vibes, un MC charismatique pour fédérer la foule, un brin de va va voom pour alimenter votre modjo et provoquer les rencontres, et surtout des belles basses et une jungle qui flirte avec le hip-hop et la house pour libérer vos chakras et vous mettre la poudre aux pieds. Get ready !

Si vous êtes plutôt du genre énervé, et que vous souhaitez profiter de cet instant de liberté pour vous fondre dans la liesse sauvage et compacte de centaines de festivaliers survoltés, soyez chauvin et allez fêter les 20 ans d’Heretik System sur la Cannibal Stage. Valeur sûre et made in France des plus gros tekos, ils seront représentés dimanche par 5 de leurs plus grands DJ : Popof, Electrobugz, Noisebuilder, Manu Le Malin et Nout. En rentrant au camping vous chutez dans une piscine de boue. Nul ne sait si on vous reverra un jour en vie.

Allez, dans 5 jours on y est !
☺︎ Keep the fire burning ☺︎

Découvrir Dour
Aller à Dour
Aimer Dour

Pour plus de découvertes musicales avant le festival, rendez-vous sur Radio Dour.

Alix Leridon
Photo de couverture © Dorian Jespers

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *