The Peacock Society – J 2 & 3

2016-07-14 01.12.44Le Gorille débarque au 2ème jour de la Peacock avec de grandes attentes et il ne sera pas déçu.

On se débrouille comme tout le monde pour assister à l’opening de Laurent Garnier qui a mixé quatre heures en commençant assez soft pour chauffer lentement mais surement les serres du Parc Floral. Le nom du type avait suffi à attirer une foule de malade, surtout dans le coin presse,  on a pas mal apprécié son set sous un jeu de lumière plutôt réussi.

Bien échauffés par cette entrée en matière on a décidé de faire un tour en squarehouse faire un coucou à l’ami Barac. Le roumain avait une pêche d’enfer, on s’est bien accrochés à la barrière on l’a regardé droit dans les yeux et on était lancés pour une heure de set assez riche. Producteur depuis 10 ans on trouve pourtant peu d’informations sur lui, à part qu’il est fait partie du crew de Raresh, Rhadoo etc… Bref, à 1h Le Gorille était chaud comme une Barac à frites (on était obligés dsl ).

Débarque alors Cyrillic aka Kink. On a bien aimé sa manière de faire : il prépare son set puis balance les beats en live en montrant au public son petit Roland.

Une soudaine envie de visiter le ciné-club nous a entrainé au milieu d’une conférence sur l’environnement animée par P.Thevenin et quelques personnes du magazine Trax. On arrive trop tard pour en retenir quoi que ce soit mais assez tôt pour le début de la performance VJ de Paul Vivien. Un peu chéper et surtout malheureusement mal accompagné par un système son assez léger.

C’est l’heure de s’engoufrer dans la jungle tropicale alias le Resident Advisor Club. Juste à temps pour Tama Sumo qui nous a offert un set parfait, de la très bonne house, des tracks funky, mille degrés sous la serre.

Bien remontés on glisse doucement vers le squarehouse pour retrouver un de nos crush de toujours, notre papa de Detroit : Floorplan. Accompagné de sa fille, ils s’autorisent un petit gospel final. On l’a aimé encore une fois, sans surprises.

C’est surtout le closing de Maceo Plex qui nous a marqués il a joué une carte un peu spéciale en outrepassant visiblement la patience de l’orga. Il clot son set, bruits de baleines à l’appui, prend un air apaisé, joint ses mains, puis rebalance tout etc… jouant autant de notre frustration que de notre fatigue jusqu’à ce que les mecs du staff lui fassent des signes menaçants ( Maceo Plex n’a subi aucune violence à l’issue de ce set).

JOUR 3

A peine remis des émotions de la veille, Le Gorille arrive tout juste pour se faire embarquer dans les nuages par le très bon duo Kiasmos. On est pas très loin d’une expérimentale, ce qui est certain c’est que ça donne envie de se remettre à onduler.

On attendait aussi le B2B Bambounou et Margaret Dygas. Ils s’étaient rencontrés à la précédente édition de Peacock, puis ils avaient sorti un disque ensemble chez 50weapons. Ce soir ils font une belle perf, une bonne techno bien massive qui nous met jambe pour la suite.

On est passés voir SBRTKT sans s’attendre à quoi que ce soit et heureusement. C’était pour mieux retrouver Four Tet qui livre un très beau set, assez divers mais ou rien n’est laissé au hasard.

Nous nous sommes ensuite retrouvés dans les bras glacés de Recondite, de la techno dure, froide à grands coups de beats minimalistes.

Le Gorille a commencé à se sentir un peu raide mais on a quand même voulu attendre le closing de Tale of Us. Ils nous réservaient encore un peu de fraicheur et il en fallait à cette heure-ci… Le canadien et le new-yorkais, tout imbibés des vapeurs berlinoises… Ils draguent nos oreilles avec parfois des déflagrations plus sombres rebondissant sur un public qui en redemande. Assez onirique sur la fin,  closing en beauté…

C’est le cœur et les paupières lourdes que Le Gorille prend le chemin du retour. Il a des fanions dans les yeux et attend encore mieux des éditions prochaines: peut être plus de prises de risques et un scéno plus ambitieuse?

 

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