Lost Under Heaven : l’amour et la colère

Lost Under Heaven

Lost Under Heaven

2012. Ellery James Roberts sonnait le glas pour WU LYF, projet qu’il avait porté avec ses trois comparses. Après de longs mois à attendre de ses nouvelles, le public découvrait en mai 2016 son nouveau projet. Sous le nom de Lost Under Heaven, le projet rassemble le chanteur à la voix sombre et son nouvel amour, Ebony Hoorn, artiste danoise.

Ce qui avait conquis le public à l’époque de WU LYF, c’était avant tout la violence, l’envie de révolution que le groupe mancunien portait alors. Avec sa voix ténébreuse, Ellery James Roberts nous avait séduit. « Dollar is not your friend » scandait le leader du groupe et la révolution nous paraissait si belle, si proche.

Avec Lost Under Heaven, c’est un Ellery James Roberts assagi que l’on découvre. Si la violence est toujours présente, elle est désormais alliée à une magnifique tendresse. Il y a dans ce duo une certaine douceur accentuée par la voix électrisée d’Ebony Hoorn. Avec le nom de leur album Spiritual Songs for Lovers to Sing, le groupe nous prévenait alors qu’il y avait dans ce projet un dessein bien plus mystique et romantique qu’avec WU LYF.

Le 19 novembre, alors qu’il n’était même pas 21h, Lost Under Heaven montait sur scène pour la première fois devant nos yeux, tandis que le public français avait eu l’occasion de les voir à différentes reprises depuis le début de l’année. Et la magie opéra. Au fil des titres, la violence devint beauté et le public se réveilla progressivement.

« We made music for those lost under heaven »

C’est là le but de ce nouveau projet. Après avoir été dégouté de tout ce que représentait Manchester, après s’être créé une nouvelle vie à Amsterdam, Ellery James Roberts revient avec un projet centré sur l’amour, pour les âmes égarées, perdues sous le paradis pour le paraphraser.

On peut reprocher au concert sa durée, car quarante-cinq minutes de show ne permettront jamais de vivre pleinement l’immersion dans un univers comme celui du duo. On peut également reprocher un jeu de lumières parfois dérangeant, qui faisait disparaître les deux membres du groupe derrière des spots violets et rouges. Pourtant, on retient du concert également de beaux moments : « $ORO » nous aura fait vibrer en live comme en studio, « Unites » aura eu le mérite de réveiller progressivement le public parisien.

Le concert est à revoir en intégralité sur Arte

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