2016 l’année du Singe, le top 10 de César

Alors que 2016 s’achève bientôt, le Gorille revient sur les meilleurs albums de cette année. C’est maintenant au tour de César, du pôle événementiel de nous livrer ses coups de cœur de ces derniers mois.

10. Various – Crowdspacer, Vol. 1
La compilation qui rassemble tous les morceaux du label ‘club’ de Joakim, Crowdspacer. La versatilité de ce dernier, un peu à la Arthur Russell, m’impressionne énormément : il peut passer de la prod d’un projet pop à une compilation club comme celle-ci, tout en enregistrant pour son projet solo. Que des bons morceaux à placer en set. No Time to Waste tiré de son projet avec Kindness est un all time favorite.

9. Lunapark – Gefangene Vögel
Encore une réédition, mais quelle réédition… Lunapark n’a rien à envier à Grauzone ou Liaisons Dangereuses. So Verliebt, Eine Frage ou Komm Her vont me bercer pendant encore pas mal d’hivers je pense. Unverwechselbar.

8. King – We Are King

Album super intéressant de A à Z. J’ai aimé les références à SWV, Janet, Brownstone…et ce méga retour à la soul des années 90. Ce que j’aime chez elles c’est qu’il n’y a pas d’envolées vocales impressionnantes, de batailles d’égos à celle qui chantera mieux le refrain. Elles semblent toutes sur un pied d’égalité, pour le bien du morceau. Native Land est l’un de mes tubes de l’année.

7. Jeff Beal – House Of Cards : Season 4 Soundtrack

Musique aussi géniale que la série dont elle est tirée. Rarement une musique ne m’évoque des images aussi précises dans la tête à l’écoute : des halls de buildings vides éclairés au milieu de quartiers d’affaires plongés dans la nuit (cf le générique de la série). Le personnage principal de cette B.O., la trompette, me plonge dans un état second à chaque note jouée.

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6. The System – The System EP
Je triche un peu parce que cet EP n’est évidemment pas sorti en 2016 mais en 1983 sur un obscur label français. Il a été découvert, réedité et masterisé par le fantastique label Music From Memory, dont absolument toutes les sorties tuent. Almost Grown est un petit bijou de mélancolie et Vampirella un morceau précurseur de la techno de Detroit. Beaucoup d’émotions en seulement quatre morceaux donc…

5. D.K. – Island of Dreams
Je suis un ENORME client de Dang Khoa Chau qui évolue sous deux alias D.K. et 45ACP. Tout se mêle : Ryūichi Sakamoto, Ron Hardy, Eric Serra… Je pense qu’il a une carrière dingue devant lui et cet album est peut-être le plus bel hommage fait aux promenades matinales au bord de la plage… et au DX7.

4. Silentjay & Jace XL ‎– Sacrifice

C’est marrant parce que ce mini-album, sorti au début de l’année, de deux chanteurs à la voix sublime Silentjay et Jace XL, annonçait les sorties tendance R&B cotonneux qui allaient suivre dans l’année (cf. Solange etc…). Je suis un fan inconditionnel de Rhythm Section, et cette tape ensoleillée qu’ils ont sortie avec ces deux australiens me rassure dans tous les moments d’incertitude. A TREAT.

3. Blood Orange – Freetown Sound
Comme A Seat At The Table, cet album raconte une histoire. J’ai toujours trouvé les anciens albums de Dev Hynes un peu décevants parce qu’assez superficiels dans le son comme dans l’esthétique. Avec cet album, il s’écarte du simple chanteur pastiche des années 80 pour développer un super beau récit engagé, hyper fin, et dont je perçois enfin les aspérités.

2. Solange – A Seat At The Table

Album ultra important qui montre que le R&B est toujours un genre précurseur. Il a pour moi marqué 2016 comme Voodoo de D’Angelo a pu marquer l’année 2000. Remarquablement arrangé, la suite de producteurs cachés derrière la console ne pouvait que me plaire (Raphael Saadiq, Kindness, David Longstreth…). C’est un vrai soulagement de voir aussi que le format long de l’album n’est pas délaissé et que des artistes se le réapproprient pour en faire un véritable objet d’art.

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1. Cassius – Ibifornia
Beaucoup de mal à être objectif sur cet album et à le résumer en trois lignes. C’est celui de mes premières expériences dans un studio à regarder deux des plus grands producteurs et musiciens au travail… Il me rappelle aussi beaucoup de moments à rire à en avoir mal au ventre à cause de leur grand talent d’humoristes. Comme je l’ai déjà dit autre part, il sonne comme une rupture amoureuse, une première fois en club et le meilleur vin italien au bord d’une plage espagnole… Vive Ibifornia.

 

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