2016 l’année du Singe, le top 10 de Pierre

Bientôt, 2016 ne sera plus qu’un souvenir, une année passée marquée par les découvertes et coups de cœurs de chacun. Pierre de la team Audiovisuel vous présente à son tour ses dix albums de l’année.

10. Vald – Eurotrap

Premier single de son prochain Album “Agartha”. Le clip, entièrement tourné sur fond vert a permis à l’internet de se faire très plaisir avec de nombreux détournements. Vald, précurseur du rap absurde, a un style complètement atypique qui ne peut m’empêcher de me fasciner : il représente le premier pont entre moi et le rap Français. Le titre Eurotrap confirme la direction burlesque du rappeur alliant grosse trap, second degré et punchlines tel que “le massacre est précis”.

9. Borussia – Sour Stroke

Le premier E.P. du dernier venu dans le bon label Ed Banger. Borussia se démarque par une une house brute et crue à laquelle il faut s’accrocher pour aimer : “On dirait un métronome ta musique” m’a-t-on dit. Borussia fait parti de ces artistes qui arrivent à se démarquer de milliers d’artiste similaires en apportant une petite touche originale et pertinente.

8. Chemical Brothers – C-H-E-M-I-C-A-L

Un titre orphelin d’album : Les frères chimiques reviennent aux sources pour nous proposer un bon morceau d’acid comme dans le bon vieux temps. Bien que je ne sois pas adepte du “c’était mieux avant”, C-H-E-M-I-C-A-L à des allures de nous rappel les premiers “chemical beats” ou encore “Block Rockin beats” et ça fait du bien.

7. Soulwax – Heaven Scent

Le groupe Anglais nous propose le premier single de leur prochain album. Une mélodie électronique simple, une percussion légère accompagnée de la voix suave de Chloe Sevigny le tout débouchant sur un morceau inclassable mais diablement entraînant. On a hâte de voir ce que l’album va donner.

6. Robert Le Magnifique – Fuck the Hell Yeah

Raté en première partie de Caravane Palace, j’ai eu l’occasion de voir Robert le Magnifique au festival “Visions” à Plougonvelin en Bretagne. Robert Le Magnifique, délaisse son côté “swing” pour offrir un dernier album rock et électro, le tout avec une touche de sons expérimentaux. Loin des projecteurs, Robert aime faire sa musique de manière indépendante dans sa petite cabane en bois. Un des musiciens les plus sous-estimé de 2016.

5. Mr Oizo – All Wet

Quentin Dupieux nous offre ici un album bien plus accessible. Enrobant son style dans des codes bien plus consensuels. On connaissait le Mr Oizo qui se complaisait dans ses sons expérimentaux et peu accessibles.Ici,  Des featurings de qualité brisent les frontières entre son style originel et un public plus large. (Boys Noize, Skrillex, Peaches, Siriusmo..), de loin un de ses meilleurs albums. Mention spéciale pour No Tony (Boruru edit) : une pépite qui groove de manière importante.

4. Le Femme – Mystère

Qu’ils soient des génies ou des bobos prétentieux : le fait est que j’ai écouté l’album en boucle des dizaines de fois. Contrairement au premier album où chaque morceau épousait l’identité de l’album, ici chaque morceau propose son unité propre : Entre la mélancolie électronique de Elle ne t’aime pas et les paroles entraînantes de Où va le monde, “mystère” est sans doute, l’album qui a le plus marqué mon été. Mention spéciale pour Septembre qui est une parfaite Madeleine de Proust si vous voulez vous replonger dans votre rentrée de CM1.

3. Birdy Nam Nam – Dance or Die

C’est l’année de la consensualité pour la musique électronique apparemment. Du Chaos naît l’ordre : Après le déchirant départ de Dj Pone du groupe pour des divergences créatrices : Birdy Nam Nam nous offre leur album le moins expérimental. Sans prétentions mais très efficace. Un très bon album dance, alliant rap, edm, trap. Même si on sent leur style dilué dans des codes plus “grand publics”, cela ne les a pas empêché de sortir des morceaux très puissants comme “Hammerhead” ou “Urao”. Sans parler de leur performance en live qui est époustouflante.

2. Justice – Woman

Justice accomplit la sainte trinité avec leur troisième album Woman. Un hommage aux femmes du quotidien. Après l’électro et le rock, Justice nous propose une réinvention céleste du disco et de la pop. Des titres comme Pleasure ou Stop sont parfait pour pour se dandiner sensuellement sur la piste (et dieu sait que j’adore faire ça). Quelques Ovnis comme Chorus ou Heavy Metal laissent au début un peu perplexe mais qui sont tout de même intéressants. Sans parler de Randy qui est une parfaite synthèse de tout ce que Justice a pu proposer jusqu’à aujourd’hui : Une Douce Violence céleste alliant riff d’électro, la voix de Morgan Fallon et un ultime solo de violons.

1. Dj Pone – Radiant

Paradoxalement, la déchirure entre Pone et Birdy Nam Nam est peut être l’une des meilleure chose de 2016 pour la musique électronique française. A l’opposée du violent “Dance or die”, “Radiant” est un petit chef d’oeuvre de fragilité planante. La douceur de la musique de Pone associée aux voix de Jaw, Isle, Louisahhh et Sage ne peut pas ne pas donner des frissons. Jamais un divorce n’a entraîné tant de bonheur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *