Comment Vitalic a secoué l’Aéronef de Lille

Contrairement aux véritables gorilles qui sortent rarement de leur habitat naturel, il nous arrive de sortir de la capitale pour nous aventurer en province dans de magnifiques festivals ou de superbes concerts. Vitalic à l’Aéronef de Lille, ce 27 janvier, fait partie de cette dernière catégorie. Aussi chauve que Moby dont il a remixé le morceau « Go », le DJ français a enflammé une salle de concert pleine à craquer et survoltée pendant près de deux heures ! Est-ce que ça a swingué dans la jungle lilloise ? On vous dit tout !


   Vitalic à l’Aéronef de Lille, cela aura été une semi-découverte pour moi. Si je me suis rendu à ce concert, c’était avant tout pour faire plaisir à quelqu’un que j’avais invité, fan de longue date de l’artiste. Je ne connaissais de Vitalic que ses plus gros titres, à l’instar de « Second Lives » ou « Poison Lips ». Habitué du Zénith de Lille, l’Aéronef était également une première fois pour moi. Située en hauteur à Euralille, centre commercial placé juste en face de la gare Lille-Flandres, la salle s’avère plus petite que ce à quoi je m’attendais. Et c’est loin d’être un mal dans la mesure où cela rapproche physiquement tous les titulaires des billets sold out du concert, mais aussi le public de l’artiste, qui ne tarde pas à apparaître sur scène, vers 21h30, dans une ambiance de folie, de la mezzanine à la fosse où je me trouve.

   Dès le premier morceau, la foule se déhanche dans une avalanche d’effets de lumières épileptiques de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. La température montre très rapidement, je me retrouve contraint de nouer mon manteau et mon pull autour de la taille façon nineties pour ne pas succomber à la chaleur que cause le DJ, n’ayant pas pu déposer mes affaires au vestiaire en raison de la file d’attente plus longue que la route du rhum. Première constatation : le son à l’Aéronef est bon. Très bon. La structure métallique luminescente suspendue au-dessus de notre hôte bouge et prend différentes formes  de manière fluide, extra-terrestre, contribuant à l’hypnose rythmique de la salle, agitée par les vibrations que dégage sa musique.

 

   Non content de sortir ses plus gros sons qui font toujours mouche, Vitalic nous donne également à entendre de nouveaux titres issus de son dernier album, comme « Waiting For The Stars ». Mais c’est aussi et surtout littéralement l’explosion quand s’entame « Second Lives », quand le monsieur juste derrière moi, que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, me saisit le bras et me glisse en hurlant : « Ce moment-là, ça va être ouf ! » quand survient le drop, m’entraînant verticalement dans sa transe. Le tout se prolonge pendant une heure et demi, et avec trois ou quatre rappels, preuve que la foule transcendée n’a pas l’intention de laisser s’enfuir son chéri. Tout le monde saute et danse jusqu’à la fin, à part peut-être ce couple qui s’est embrassé sous mes yeux pendant l’intégralité du concert, pulvérisant sans le moindre doute le record d’apnée. Quand je sors de là pour affronter le froid, mes oreilles sont encore en train de danser, même elles semblent avoir adoré. Un peu comme nous tous. En somme un excellent moment, du début à la fin, qui me donne d’autant plus envie de suivre Vitalic à l’avenir. Tout le monde était chaud, et pourtant vu comme ça caillait dehors, c’était loin d’être gagné ! Reviens quand tu veux, car je sais maintenant de source sûre que ce sera toujours un plaisir.

Sources: vitalicvoyager.fr

Photos de @artyrocksfr et @killator sur Twitter

 

 

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