Rouge is the coldest color – Thomas Azier au Trianon

Le 31 mai dernier, Le Gorille est allé se traîner du côté du Trianon, histoire de voir ce que Thomas Azier avait dans le ventre.

En première partie, Pépite, avait tout pour plaire à vue d’oeil : des chemises motifs jungle, un chanteur qui semble être le fils caché de Julien Doré et Jean Paul Rouve…Leur musique était arrivée jusqu’à nos oreilles déjà mais c’était notre premier live. Tous les signes extérieurs de la french-pop-nouvelle-vague-indé-mais-pas-indé y étaient, on avait presque l’impression d’être à la fin d’un bal de lycée dans les années 1980. Mélancolie de la voix si spéciale de leur chanteur, guitariste qui se balance comme un cheval sous LSD. Heureusement, Le Gorille n’était pas à jeun et a réussi à se laisser emporter un peu sur les mélodies naïves et plaintives.IMG_0659Pépite donc.

Puis, la diva s’est fait attendre…

Thomas Azier.

Ce grand mec venu des Pays-Bas a de quoi faire la diva, il a une classe incroyable, et une élégante froideur qui se retrouve dans sa musique. Il a commencé sa route en 2012 mais le grand public l’a surtout rencontré avec son premier album Hylas, sorti en 2014 et enregistré à Berlin. A l’époque on avait beaucoup aimé « Verwandlung » qu’il nous interprétera avec brio en live, même si « Red Eyes » s’était plus largement imposée. Son nouvel album, Rouge enregistré avec Dan Levy de The DO, est un peu moins frigide, Rouge, est plus chaud, sans cliché. On l’a attendu, pendant des mois, en mâchouillant un peu trop longtemps « Talk to me ». Ce nouvel album c’est aussi l’affirmation d’une identité que l’on a mieux découverte sur scène. A l’image de l’album, Azier a le geste précis, ne fait pas trop d’écart ni de digression, virtuose-diva il ne s’épanche pas vraiment face au public. Son look androgyne emprunte à Bowie, aux marins d’Amsterdam…

Bref, le coco fait un petit jeu de séduction, relativement probant puisque le public était électrisé (tmtc les VJ de « Red eyes »). Il faut dire que les chansons d’Azier sont relativement efficaces, les mélodies, la voix, frôlent la perfection. L’émotion s’invite dans Babylon, alors que notre ami a l’air abandonné de tous dans la cité détruite. Pour parfaire le show, notre dandy avait invité The Shoes pour reprendre « A Forest » : nous avions de grands espoirs qui n’ont pas été déçus.

On espère donc découvrir bientôt une nouvelle métamorphose de ce bel oiseau de nuit, qui nous dévoilera encore un peu plus de ses talents déjà bien affirmés.

Note pour plus tard : éviter les micros-lampes qui éclairent les amygdales du chanteur d’une douce lumière violette. Just sayin.

 

M-A.C

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *