The Pirouettes, Carrément Carrément chouette

Si mon histoire avec The Pirouettes avait commencé avec leurs EP, autant vous dire que la sortie de leur premier album Carrément Carrément avait très largement renforcé mon envie d’aller les voir ‘IRL’.  Le 11 mai 2017 à La Cigale, j’étais conquise.

Vous avez probablement déjà entendu parler de  « La nouvelle scène française », expression qui ne cesse de revenir pour désigner ces artistes qui redonnent un twist au chant en français et décomplexent aisément l’influence variété.

Et justement, après des débuts en anglais, le groupe The Pirouettes a fait son nid dans ce paysage musical francophone ; au côté de La Femme, L’impératrice, Fishbach, et Agar Agar et pour ne citer qu’eux.

L’histoire du duo débute idéalement avec de l’amour entre ceux qui deviendront Leo Bear Creek et Vickie Chérie. 

Voguant sur une inspiration eighties avec un certain ego trip qui va bien, ils aboutissent à une pop décalée qui allie claviers et beats plus Rn’B. C’est sur ce subtil mélange de poésie, vannes et punchlines qu’ils abordent des thèmes autobiographiques. En somme, une musique bien à eux, plus complexe qu’elle peut en avoir l’air.  

Le 11 Mai, depuis le bar, à la scène, La Cigale était bondée. Le public hétéroclite mêlait une majorité de jeunes de la vingtaine aux trentenaires plus rares. Mais tous manifestaient une énergie et une bonne humeur promettant un concert des plus agréables.

C’est avec impatience que nous attendions le début du concert quand Lewis OfMan a ouvert les premières notes avec une électro « bleue », fraîche – presque désaltérante face à la chaleur dans la salle. 

Presque comme si le public l’avait si bien accueilli qu’il décidait de rester, Lewis OfMan a investi la batterie pour la seconde partie du concert ; au côté Jules Cassignol (du groupe Las Aves) à la basse et des Pirouettes.

L’ensemble marche très bien et apporte une énergie qui chauffe toute la salle dès la première chanson. Dans la fosse, le public a un peu chaud, se déhanche et chante beaucoup. 

Vickie et Leo conduisent le concert avec brio, plongeant le public dans leur univers, et dynamisme. Le public « joue le jeu » sur des effets lumières et projections qui rappellent parfaitement leur univers visuel.

Mélangeant les gros sons issus de leurs EP et album, The pirouettes nous offre également la chance d’étendre leur prochain morceau (et je ne vous en dit pas plus). Titres après titres, le duo relance un public qui n’a pas besoin de ça pour tout donner.

« Ce soir encore les Pirouettes vont assurer / Un show démentiel des cris et des tubes à la pelle / La foule en adéquation connaît par cœur toutes les chansons. »

Quand l’intro de leur hit « l’ Escalier » retentit, c’est dans le noir que le public chante à l’unisson sur une bonne minute avant le début de la chanson. Le concert se prolonge pendant une heure et demie qui semble passer bien plus vite. S’ils ont vainement tentés de nous faire croire qu’ils ne joueraient pas « Dernier métro », la foule fait durer le plaisir et le concert avec trois ou quatre rappels.

Le tout s’achève par un slam de Leo et Vickie, en osmose avec la foule. Et malgré la chaleur indéniable, on serait bien restés encore pour 1 ou 2 titres. 

À la hauteur de mes espérances, le duo balance bel et bien des coups d’éclats. Il me tarde de revivre encore un très bon moment le 6 juillet lors de leur passage au FNAC Festival.

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